vendredi 20 avril 2012

Lui BUFFO à la HALLE SAINT-PIERRE !





Nous profitons de cet espace pour annoncer que 80 sculptures du musée d'art brut "Les Amoureux d'Angélique" (Le Carla-Bayle) sont actuellement exposées à la Halle Saint-Pierre (Paris), dans le cadre de l'exposition "Banditi dell'arte", exposition consacrée aux excentriques de l'art, comme on pourrait les appeler.

"BANDITI DELL’ARTE , dans toute sa force poétique, est la première exposition majeure consacrée à la création hors norme italienne. Elle ouvre une porte sur l’univers particulier d’individus ayant créé en dehors de tout système artistique officiel ou d’instances culturelles reconnues.

Bien que le milieu de l’art soit maintenant familiarisé avec l’art brut, ce concept reste encore relativement étranger au public italien même si des artistes comme Giovanni Podestà et Carlo Zinelli jouissent d’une réputation internationale. Pendant plus d’un siècle, malgré les efforts et le soutien de quelques critiques d’art, en Italie la création “marginale” reste aujourd’hui souvent oubliée l par la culture officiell

L’exposition BANDITI DELL’ARTE à la Halle Saint Pierre est un pas de plus vers une reconnaissance institutionnelle et critique des pratiques artistiques jusqu’ici pensées comme marginales, l’occasion de découvrir ces formes d’art oubliées par les institutions." 

(Site de la Halle Saint-Pierre, à visiter d'urgence) 


Lui (Luigi) BUFFO - Biographie

De sa naissance en 1919 à Mareno di Pave dans la province de Trévise en Vénétie, à 1941 année de son mariage avec Carmela Sinigaglia à Lagardelle-sur-Lèze, village de la grande banlieue de Toulouse, où il réside jusqu’à son décès en 1997, le parcours de Luigi Buffo relève du mystère.

Révélé par la télévision, début 1989, dans Les excentriques de l’Assiette Anglaise, son environnement composé de plus de quatre cents sculptures en bois et en ciment, aujourd’hui considéré comme un cite majeur, n’a alors suscité que peu de curiosité. Le court article d’un magazine féminin et le témoignage de Jean-François Maurice sur sa visite en mars 1989, peu avant que Buffo ne tombe malade, apportent quelques renseignements.

Ouvrier agricole dès l’âge de sept ans, analphabète, Luigi Buffo, agriculteur puis maçon, commence son œuvre au début des années 1980, après son départ à la retraite. Il sculpte d’abord le bois : bustes, sculptures totémiques au culte de la famille et au travail de la terre, parfois rehaussées de couleurs aux yeux et à la bouche. A l’origine placées dans le jardin qui entoure la maison qu’il s’est construite, il accumule ensuite ces sculptures dans un appentis à cause des intempéries. 

Les sculptures en ciment, quelquefois recouvertes de galets, sont réparties dans le jardin et sur le faîte des murs qui l’entoure. Buffo y transpose ce qui a marqué sa vie : son cheval de labour, scènes du labeur paysan et de la vie familiale, Pietà avec Vierge et Crucifixion sous laquelle est inscrit avec de petites pierres « ami soi respectueux la vie » (sic). Plus étonnant, des animaux exotiques : chameaux, éléphants… Sur un autre angle du mur donnant sur la rue, également surmonté d’un groupe de sculptures, on peut lire «  ami sois respectlieux de la vie » (re-sic) et au-dessous « musée de Buffo 1988 ».

En bois ou en ciment, certaines sculptures sont signées Lui, Luigi ou Buffo et datées.

Vers 2003-2004, pour une opération immobilière, la quasi-totalité des sculptures surplombant les murs et du jardin est détruite. En 2005, le musée Les amoureux d’Angélique procède au sauvetage d’une centaine de sculptures en bois.  Ne subsistent alors que quelques bas-reliefs inclus dans le mur d’enceinte et une sculpture représentant un garçon lâchant un oiseau vers le ciel.

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