vendredi 13 juillet 2018

Article La Dépêche du 13.07.2018


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Le festival artistique du Carla expose une trentaine d'artistes

Expos

Bernard Roy, président de Rue des arts; le maire Jean-Luc Couret et les élus lors du  vernissage./ Photo DDM.
Bernard Roy, président de Rue des arts; le maire Jean-Luc Couret et les élus lors du vernissage./ Photo DDM.

Le 24e festival d'arts plastiques du Carla-Bayle s'installe tout l'été dans trois lieux dédiés à trois artistes contemporains, Yan Bernard, Nicolas Daubanes et Alexis Judic, autour du thème «Habiter le bâti». Après «La nature à l'ouvrage», thème de l'an dernier, cette année l'association Rue des arts a souhaité prolonger cette interrogation sur «l'habiter» en la recentrant sur le bâti. Accueillant le public par un discours de bienvenu, Bernard Roy, président de l'association, remerciait de leur présence les élus, dont Jean-Luc Couret, maire du Carla-Bayle ; Raymond Berdou, conseiller départemental, et Michel Larive, député, qui apportent un soutien indéfectible depuis de nombreuses années : «Leur soutien nous permet de poursuivre notre mission de diffusion de l'art contemporain en milieu rural en maintenant une programmation exigeante.» Une représentation de l'art contemporain qui généralement ne dépasse pas les remparts des grandes villes et qui interroge sur notre manière de vivre et, ici, pour l'occasion notre manière d'habiter sur la Terre avec nos travers et incohérences. Au Carré d'art, Alexis Judic avec ses peintures murales et Carlota interroge la ville pavillonnaire et standardisée. La pièce centrale «Reach for the dead» est une sculpture qui donne à voir le squelette d'une structure. À la bibliothèque du musée, Yan Bernard utilise les images de façades «street view de Google Earth» pour produire des images synthétiques et recyclées qui ont pour but de questionner où est le réel, où est le virtuel. Nicolas Daubanes, à la galerie du Philosophe, s'est penché sur les multiples modes de résistance à l'univers carcéral ou d'évasion. Il met ainsi en scène plusieurs représentations dont des frottages au graphite des murs d'une prison et en céramique dentaire fragmenté d'une clef d'une des portes du quartier femmes des Baumettes.
Une brochure éditée en français et traduite en anglais (c'est nouveau) fait toute la lumière sur ce thème et répertorie la vingtaine d'ateliers galeries d'artistes peintres, sculpteurs, céramistes, photographes nichés dans la cité des arts.
La Dépêche du Midi

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