lundi 22 octobre 2018

La Dépêche du 19.10.2018



,

Un regard pertinent sur l'architecture rêvée

Expos

Du 19/10/2018 au 18/11/2018


Au milieu de la galerie trône la maquette du Mirail, à Toulouse. / Photo DDM, M.B.
Au milieu de la galerie trône la maquette du Mirail, à Toulouse. / Photo DDM, M.B.


Une fois n'est pas coutume, la Rue des Arts met l'art plastique un peu de côté, le temps d'une exposition sur l'architecture contemporaine d'après-guerre. Plus documentaire qu'artistique, cette exposition, mise en place avec le concours de l'association Parcours d'architecture, représentée par Jocelyn Lermé et Didier Sabarros, montre toute l'extravagance des réalisations. Et judicieusement appelé «Nos chères utopies», avec pas moins de 400 photographies et documents divisés en 11 catégories, ce travail explique que les utopies, qui en principe restent dans la tête, sont ici réalisées, si l'on fait abstraction de la tour Occitanie, à Toulouse, qui pour l'instant reste à l'état de maquette. Des grands ensembles urbains aux centrales nucléaires, en passant par la maison de «Mon oncle», depuis soixante-dix ans toutes les constructions, dans leur aspect et dans leur destination, sont le fruit des rêves des maîtres d'ouvrage et des maîtres d'œuvre. Ainsi, poursuivant le thème de l'habitat initié cette année par la Rue des Arts, Bernard Roy, président de l'association, voit cette exposition comme une explication de texte sur notre histoire commune : «Jocelyn Lermé et Didier Sabarros nous ont proposé d'aborder les productions architecturales et urbaines au sens large comme les témoignages privilégiés des aspirations sociales d'une époque, la cristallisation des rêves d'une société». Une pièce importante est constituée par la maquette du Mirail, évoqué aujourd'hui plus dans les faits divers que dans son ensemble architectural. «C'était à l'époque un projet utopique qui devait faciliter de nouveaux (et bons !) rapports entre ses habitants», poursuit Bernard Roy. Mais l'exposition met en lumière ce qui est entré dans notre quotidien. «Une fois que vous aurez vu cette exposition, vous saurez que l'utopie est à chaque coin de rue», mentionne Jocelyn Lermé. Et il ajoute : «Cela s'appelle «Nos chères utopies» car non seulement ce sont les nôtres depuis soixante-dix ans, mais c'est une manière de vous associer à ces utopies car elles ne vous surplombent pas, elles sont là parmi nous tous les jours, on y tient pour la plupart d'entres elles, c'est en fait la somme de nos aspirations, de nos imaginaires».
Galerie du Philosophe, jusqu'au 18 novembre, tous les jours, de 14 heures à 18 heures.
La Dépêche du Midi

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire