LE FESTIVAL D'ÉTÉ 2018

PROGRAMMATION 2018

24e Festival d’Arts Plastiques du Carla-Bayle - 7 juillet / 2 septembre 2018


Habiter le bâti
DU 7 JUILLET AU 2 SEPTEMBRE 2018
de 14 h à 19 h (Galerie du Philosophe, Carré d’Art, Bibliothèque du Carla-Bayle)
Vernissage samedi 7 juillet 18 h.

En 2017 nous avions placé le festival sous le thème de la « Nature à l’ouvrage ». La nature était montrée comme un lieu d’existence de l’homme et donc par là même d’habitation.
Cette année nous avons souhaité adresser le thème de « l’Habiter » en questionnant les multiples faces de l’espace social, celui de l’espace urbain et rural qui nous entoure mais également celui des créations éphémères des utopies.
Dédaignant les réalisations des « grands architectes » pour s’intéresser à notre environnement architectural, Nicolas Daubanes, Alexis Judic et Yan Bernard élaborent un constat critique et parfois désabusé.  Alexis Judic analyse le parcours catastrophique de la ville pavillonnaire et son habitation individualisée dont l’entropie menace l’habitabilité du monde à laquelle il oppose les formes architecturales utopiques et communautaires. Reproduisant des processus de croissance analogues à celui des cristaux, Yan Bernard produit à l’infini des formes dont la multiplication brouille la signification originelle. Par là il interroge le rapport entre virtuel-réel et l’idée d’architecture, l’ambigüité d’un objet-sculpture-maquette. Nicolas Daubanes concentre son champ d’action sur les espaces sociaux clos comme les prisons, les écoles ou les hôpitaux. Il interroge les multiples modes de résistance au contrôle social dont ces architectures spécifiques sont à la fois le symbole et la mise en œuvre pratique.
Le festival d’été 2018 est un état des lieux, certes partiel, de ce que l’art peut apporter dans la critique de l’architecture en tant que représentation sociale.   

Yan BERNARD - Bibliothèque du Carla-Bayle
La notion d’échantillon, de prélèvement est récurrente dans mon travail, c’est comme un écho aux similitudes, aux récurrences, mais aussi aux dissemblances. J’utilise la figuration et la banalité comme matière première. Mon propos est d’interroger notre rapport à l’image, à l’objet, à l’œuvre. Ainsi, mes couleurs sont souvent en retrait, les formes sculpturales évoquent plus que ne représentent. Mon sujet est morcelé et cultive le hors champs. C’est une façon d’indiquer que l’image-objet représentée n’en est pas le sujet, mais le vecteur. L’utilisation de nombreux outils et techniques, pinceau, crayon, aérographe, imprimante 3D, palette graphique, modélisation 3D… est une façon de décaler le propos. Chaque pratique est l’occasion d’un détournement de cette dernière et donc d’un renouvellement du regard. C’est une sorte d’arrêt sur image, dans un monde où cette dernière ne cesse de se démultiplier. Je fais peu de différence entre une toile que l’on peut considérer comme un volume ou une sculpture que l’on peut choisir de regarder en 2 dimensions comme un dessin. Ainsi la façon de présenter le travail fait partie de mes interrogations, le rapport au mur et au lieu d’exposition, l’interaction avec le regardeur. Si l’on prend le temps, la technique employée ou son processus de réalisation, sont des indices supplémentaires au sein de mon travail qui permettent une nouvelle lecture.


Nicolas DAUBANES - Galerie du Philosophe
« La pureté, c’est une idée de fakir et de moine. Vous autres, les intellectuels, les anarchistes bourgeois, vous en tirez prétexte pour ne rien faire. Ne rien faire, rester immobile, serrer les coudes contre le corps, porter des gants. Moi j’ai les mains sales. Jusqu’aux coudes. Je les ai plongées dans la merde et dans le sang. »
En reprenant le titre de la pièce de théâtre, Les mains sales, rédigée par Jean-Paul Sartre au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Nicolas Daubanes pointe un double paradoxe : celui de l’engagement politique des artistes ou des intellectuels et la difficulté, pour ces derniers, de se positionner ainsi, tant il serait vrai qu’un « intellectuel ne saurait être un vrai révolutionnaire » . Parce qu’il semble intolérable d’introduire la révolution dans les musées et parce que l’institution est par définition un lieu privilégié et bourgeois, toute tentative de transformation sociale ou d’incitation à la désobéissance civile prend le risque de tomber dans une posture, dans le frisson convenu de la dissension ou de la rébellion. Or le sabotage, avant d’être une stratégie militaire, un complexe de résistance anarcho-syndicaliste ou procapitaliste, relève avant tout d’un acte créatif par excellence. Libre et affranchi des instances de contrôle, il affirme sa logique disruptive, sa part de mensonge ou de dissimulation.
Texte : Marion Zilio - extrait de « La révolte n’est pas une expo d’art » , À propos de l’exposition « Les mains sales ». ; Courtesy galerie Maubert, Paris.



Alexis JUDIC - Carré d'Arts
Construire. Pour un monde à venir, malgré tout.
Alexis Judic appartient à cette jeune génération d’artistes qui semblent être traversés par des courants de l’histoire de l’art que l’on croyait sinon oubliés du moins éteints. Mais il est notable de constater que pour des artistes tels qu’Alexis Judic seule l’histoire de l’art que l’on peut sinon vivre soi-même, du moins appréhender comme expérience personnelle, seule cette histoire-là nous concerne.
Comme un étranger Alexis Judic cherche le chemin du retour au pays. C’est un chemin encombré de zones vides, de décharges, de déchets oubliés. Le temps a démonté les installations des utopies qui sont même dépossédées de la possibilité de faire ruine, car les sites eux-mêmes sont plongés dans le chaos de l’entropie.
Les œuvres de l’utopie sont comme l’art de l’histoire des avant-dernières choses : elles ont sombré par des failles de l’espace-temps et sont désormais soustraites au regard. Peut-être reviendront-elles aux temps ultimes, mais sans doute avons-nous déjà dépassé la limite. Comme on le voit, le Constructeur est obligé de devenir l’historien de son propre devenir. Ce qu’il forge, en des temps inhabitables, ce sont des maisons pour des temps abolis, mais nous savons malgré tout que de telles indications peuvent révéler, sur la courbe du temps, toute la lumineuse fraîcheur d’un monde à venir.


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PROGRAMMATION 2017
 Pour cette nouvelle édition du festival, Rue des Arts poursuit sa mission de promotion de l’art contemporain en milieu rural en proposant une thématique très présente dans le paysage ariégeois: celle de la Nature transformée par l’homme. La Nature telle qu’elle nous apparaît aujourd’hui n’a rien de « naturel », elle est le résultat de l’action de l’homme, de son ouvrage. Mais s’intéresser à la Nature n’est-il pas une autre manière d’approcher les hommes en tant que « partes naturae », non comme sujet hors le monde, mais comme des êtres s’inscrivant dans le monde par l’activité même qu’ils y déploient.
Anaïs LELIEVRE - Lac du Carla-Bayle
Véronique MATTEUDI - Carré d'Art
Laurent MILLET - G. du Philosophe
Pierre-Louis BOUDRA - Cavité du Cruset


PROGRAMMATION 2016
Rue des Arts, association dédiée à la promotion de l’art en milieu rural, propose pour son 22ème Festival d’Arts Plastiques, une sélection d’œuvres sur le thème du portrait. Quatre lieux accueillent les œuvres des artistes. Ainsi « La véracité s’obtient quand le peintre réussit à faire fusionner une qualité réelle avec une qualité représentée »
Michel Cure - Galerie du Philosophe - Peinture
Francisco Artigas - Carré d'Art - Photographie
Matthieu Fappani - Espace culturel des Coucarils - techniques mixtes
Wahab OYEBODE et Pierre-Louis Boudra - Cavité du Cruzet - respectivement peinture et masques de bois.
Pierre Bayle - Espace culturel des Coucarils - Une exposition inédite composée par Lucas Fouchard, avec les textes du Philosophe.


PROGRAMMATION 2015
Rue des Arts propose pour son 21ème Festival d’Arts Plastiques, une sélection d’œuvres des Abattoirs – Frac Midi-Pyrénées autour des thèmes « Contresens- Dissidence-Tolérance ». Ce choix artistique répond à la nécessité de confronter le regard d’artistes aux barbaries sociales dans le monde. 

3 lieux illustrent ces 3 idiomes ainsi qu’un parcours en extérieur.

Medhi Georges Lalou - Olivier Blanckart - Gina Pane - Zanele Muholi - Jean Dieuzaide - Michel Journiac - Marie Denis - Lida Abdul - Daniela Comani - Laura Freeth et Emmanuel Jaudard.


PROGRAMMATION 2014 
Pour sa 20e édition, le festival d’Arts plastiques du Carla-Bayle présente des artistes représentatifs du paysage artistique français dans sa diversité. Seront invités cette année des artistes reconnus comme Lydie Arickx (peinture, sculpture) et Marchal Mithouard dit Shaka (street art), mais aussi des artistes émergents comme la toulousaine Claire Sauvaget (arts numériques) et Jean-Patrick Magnoac (sculpture trame)Cette année, la thématique « Contre-sens / dissidence » sera doublée et approfondie par celle de la place du corps dans le monde contemporain. Un corps sans cesse transporté malmené, fatigué (Claire Sauvaget, Lydie Arickx), mais aussi un corps victorieux, capable de triompher des déterminismes sociaux et des stéréotypes (Shaka).Claire SAUVAGET : Installation
Marchal Mithouard dit SHAKA : peinture et fresque murale
Lydie ARICKX : peinture
Jean-Patrick MAGNOAC : sculpture

• PROGRAMMATION 2013
Matthieu BOUCHERIT : peintures et installations,Pierre BOUDRA : installation,
Benjamin CARBONNE : peintures,
Marc GIAI-MINIET : peintures et boîtes,
Moniq ROBERT : photographies et installations,
Iñaki OLAZABAL et Thomas FISCHER : parcours de sculptures.

• PROGRAMMATION 2012 

Des artistes confirmés comme le peintre Yvon Saillard ou le très médiatique photographe Jacques Honvault côtoieront de très jeunes artistes comme la plasticienne Clara Scherrer ou le peintre hyperréaliste Matthieu Boucherit. Pierre Marchand proposera un parcours de sculpture et Anne Sarda apportera sa vision dun land art poétique... En guise de prémisses au festival, trois femmes peintres exposent une partie de leur œuvre en mai et juin, Marie Carnévalé avec ses vanités et ses grains de riz, Sylvie Seignoret et ses Mickey...

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