dimanche 20 mai 2018

vendredi 27 avril 2018

France Inter - Carnet de Campagne

 

Réécoutez l'émission de Philippe Bertrand "Carnet de Compagne" sur France Inter.
Nous apparaissons dans la dernière émission d'une série de cinq dédiée à l'Ariège.

"Tout  d’abord coup de chapeau aux cinq jeunes femmes documentaristes qui ont créé en 2000 dans l’Ariège, à  Foix, leur association Caméra au poing. Parties d’une volonté de toucher un public éloigné de la culture et souvent en situation d’exclusion  sociale en animant des ateliers, nos réalisatrices ont inventé un média-médiation comme elles le définissent : la Télé-Buissonnière. Chaque mois elles mettent en ligne des courts-métrages  documentaires réalisés avec les habitants et diffusent les paroles d’une  population sur les grands thèmes qui agitent notre société. Les films sont mis en ligne, mais ils font aussi l'objet de  projections publiques. C’est leur télé brouette comme elles l’écrivent  sur le site de l’association. Le plus remarquable est que, 18 ans plus  tard, ce média participatif et citoyen, poursuit sa route en accompagnant de plus en plus de professionnels de  l’audio-visuel qui se greffent parfois aux projets.
Aujourd’hui  deux regards sur deux communes qui se distinguent dans la belle ruralité ariégeoise : Carla-Bayle, Bayle comme le  philosophe natif de cette commune, qui compte 800 habitants dont 10% de  demandeurs d’asile. Carla-bayle, c’est aussi le village des artistes et  de l’art contemporain avec son association rue des arts et les 20 galeries du village. Nicolas Lorieux est notre premier  invité et son association est également présentée dans les pages  numériques de La Vie.
Seconde commune Lézat sur Lèze et une dynamique de  fond au profit des relations intergénérationnelles. Moment festif des partages entre jeunes et anciens, le festival des  épouvantails. Amandine Essertel, seconde invitée, présentera ce  programme.
Hôtel d’entreprises, incubateur, Fab Lab, espace de coworking, pôle  d’innovation collaborative, beaucoup de noms ont été donnés à cet espace et tous sont pertinents car Comètes Innovation est un peu tout cela."


Assemblée Générale

 

L'assemblée générale de l'association Rue des Arts se tiendra le vendredi 4 mai 2018 à 19h00 à la Salle Ronde, place de l'Europe, à Carla-Bayle.
Nous serons très heureux de vous y retrouver.
Un pot clôturera la réunion.

Pour tout renseignements : 05 67 44 18 01 ou contact.rue.des.arts[at]gmail.com 
Notez que nous sommes à la Galerie du Philosophe de 14h à 18h tous les jours jusqu'au 10 juin à l'occasion de l'exposition Nos Bordures de Sophie Bacquié. N'hésitez pas à venir nous rencontrer.

évènement facebook : https://www.facebook.com/events/1664265540279492/


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jeudi 26 avril 2018

Dans les pages numériques de La Vie et demain dans les Carnets de Campagne

http://www.lavie.fr/solidarite/carnets-citoyens/dans-l-ariege-des-artistes-font-revivre-un-village-par-la-culture-25-04-2018-89687_459.php
 
Magazine La Vie - Carnets citoyens

Dans l’Ariège, des artistes font revivre un village par la culture

© DR
© DR

Pour favoriser de nouvelles créations et promouvoir la culture en milieu rurale, des artistes ont créé une association qui organise, tout au long de l’année, des manifestations publiques.

Ancien bastion huguenot, le bourg de Carla-Bayle (Ariège) – qui doit son nom au philosophe Pierre Bayle natif du lieu –témoigne d'un passé prestigieux. Victime de l’exode rural, au milieu du siècle dernier, ce village-forteresse, abandonné par une grande partie de ses habitants, était en train de tomber en ruine. Avant qu’un jeune maire ne décide, à la fin des années 1980, de solliciter des créateurs pour en faire un espace culturel et artistique. Depuis près de 25 ans, ces derniers n’ont pas ménagé leurs efforts pour que cet endroit devienne un lieu unique où se retrouvent tout au long de l’année des acteurs culturels et sociaux qui contribuent à l’animer avec des expositions, des festivals et toutes sortes de manifestations publiques.
« En faisant revivre ce village, notre objectif est aussi de diffuser l’art en milieu rural », affirme Nicolas Lorieux, administrateur culturel de l’association Rue des Arts. « Nous voulons rendre l’art accessible au plus grand nombre, grâce à des projets de médiations, d’ateliers et de visites guidées. » L’association organise quatre temps forts : un festival d'arts plastiques estival qui, durant deux mois, propose des expositions, des conférences d’artistes invités et des concerts ; une exposition d'automne avec un jeune artiste, émergeant ou étudiant ; une exposition de miniatures, intitulée Cent centimètres carrées, ouverte à 200 artistes amateurs, professionnels, étudiants, débutants ou scolaires, et une exposition de printemps avec un artiste professionnel établi.
Une dizaine de galeries et d’ateliers sont ouverts tous les week-ends, avec des animations, des vernissages festifs, des conférences, des projections-débats et des soirées culturelles. « À travers ces différentes activités, nous voudrions faire progresser l’esprit de création qui nous anime », explique Nicolas Lorieux. Des actions rendues possibles par l’engagement d’une vingtaine de bénévoles, et d’un volontaire en service civique, qui participent activement à la vie de l’association. « Ils sont le cœur de notre association. Sans eux il aurait été impossible de mener à bien cette aventure. »
Le travail ne manque pas. Entre la mise en place des expositions, l’accueil du public, la participation à des groupes de travail, l’organisation des événements, les conseils juridiques et financiers et les indispensables campagnes de communication, ces bénévoles font feu de tout bois. Ils organisent aussi des discussions autour de réflexions sur l’art et des rencontres entre le public et les artistes invités, pour une introduction privilégiée à leurs œuvres et à leurs idées. Des contacts favorisés par des repas conviviaux partagés avec toute l’équipe de la Rue des Arts et les artistes qui habitent sur place.
Les expositions, installations et autres performances qui animent le village veulent donner une visibilité à tous les créateurs désireux d’engager leur art dans la vie sous toutes les formes, au moyen d’expositions, d’installations ou de performances. « Ces démarches artistiques questionnent le réel et invitent chacun à une réflexion philosophique sur le sens de la vie », témoigne Nicolas Lorieux. Autre fait remarquable : parmi ses 800 habitants (ils n’étaient plus que 400 à la fin des années 1980), Carla-Bayle compte environ 80 migrants hébergés dans un centre d’accueil de demandeurs d’asile. « C’est pour nous tous un grand motif de fierté ! Ce qui était autrefois une forteresse est aujourd’hui devenu un lieu ouvert et sécurisant pour des personnes qui cherchent un refuge. »
Dans ce village qui compte aussi un foyer d’accueil pour personnes handicapées, une église catholique et un temple protestant, la mixité sociale et culturelle n’est pas un vain mot. « C’est ce qui fait la richesse de notre démarche et qui attire le public », estime Nicolas Lorieux. L’an dernier, près de 12.000 visiteurs ont ainsi participé avec bonheur à l’une des activités proposées. A la belle saison, tous les jeudis, entre 300 et 400 personnes envahissent la place du village pour un concert ou une manifestation en plein air. « Tout en cherchant à professionnaliser notre engagement, nous voudrions que Carla-Bayle, loin d’être un musée à ciel ouvert, reste un village vivant et accueillant. Car nous en sommes persuadés : l’art n’est pas seulement une nourriture de l’esprit. C’est aussi un vecteur de cohésion sociale, une certaine manière de vivre ensemble. »

> Pour en savoir plus :

Association Rue des Arts, Galerie du philosophe, Place de l’Europe, 09130 Carla-Bayle.
Tél : 05 67 44 18 01
Mail : contact.rue.des.arts@gmail.com
Site : www.contactruedesarts.wix.com
Facebook : www.facebook.com/rue.des.arts
> Retrouvez Nicolas Lorieux, dans l'émission Carnets de campagne diffusée vendredi 27 avril à 12h30 sur France Inter, animée par Philippe Bertrand.

lundi 23 avril 2018

La Dépêche du 22.04.2018



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Le jeune Bayle a pris sa résidence au musée

Culture - Histoire

Une centaine de personnes constituait un public intéressé par le rock et (ou) la philosophie.
Une centaine de personnes constituait un public intéressé par le rock et (ou) la philosophie.
Siebe Thissen, chef des arts visuels et espaces publiques du CBK (Centre d'arts visuels) de Rotterdam et Ove Lucas, son directeur, ont apporté une sculpture de l'artiste allemand Stefan Rinck, qui a été dévoilée lors d'une cérémonie officielle. Cette sculpture, intitulée «Le jeune Bayle», est prêtée par la ville de Rotterdam à la commune pour une durée de 5 ans et fait référence au philosophe Pierre Bayle, né au Carla en 1647 et mort à Rotterdam en 1706. En 2007, le centre d'arts visuels de Rotterdam avait organisé une exposition intitulée «The Stranger», pour laquelle 11 artistes avaient exposé, dans divers lieux de la ville, un travail faisant référence à Pierre Bayle, afin que son plaidoyer en faveur de la Tolérance religieuse soit une balise en cette période de turbulences. Stefan Rinck a réalisé son œuvre spécialement pour cet événement.
A cette occasion, une délégation a fait le déplacement de Rotterdam, constituée notamment de René Bos, directeur de l'école publique Pierre-Bayle. Ove Lucas et Jean-Luc Couret, maire la commune, proclamaient d'une seule et même voix l'année à venir «Année Pierre Bayle», renouant ainsi le pacte d'amitié éternelle entre les deux cités. Des rencontres entre les membres de la délégation rotterdamoise et des acteurs de la culture du village ariégeois posaient les jalons de projets communs. Une collaboration et des échanges qui trouveront leur apogée en novembre 2019, à l'occasion des 30 ans du musée Pierre Bayle.

Le concert rock

La cérémonie était précédée d'un philo-concert offert par l'association Autour de Pierre Bayle. Un concept inventé par Francis Métivier, qui consiste à faire comprendre les grandes idées de la philosophie en les illustrant par des morceaux rock. Francis Métivier, considéré comme faisant partie des penseurs de la seconde vague de la pop-philosophie, était accompagné de Christian Gentet à la contrebasse et du célèbre comédien Philippe du Janerand à la lecture de textes.
Ce dernier lit un texte d'un philosophe, puis Francis Métivier fait une miniconférence sur le texte et le met en résonance avec un morceau de rock, The Who, Patty Smith… Les textes et les morceaux musicaux de ce Rock'n philo étaient orientés sur le thème de «La Liberté, autour de Pierre Bayle».
La Dépêche du Midi

samedi 21 avril 2018

La Dépêche du 21.04.2018



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Sophie Bacquié nous pousse jusqu'à nos bordures

Expos

Du 21/04/2018 au 10/06/2018
Sophie Bacquié avec un groupe de visiteurs, à la galerie du Philosophe. / Photo DDM.
Sophie Bacquié avec un groupe de visiteurs, à la galerie du Philosophe. / Photo DDM
En ce moment, la galerie du Philosophe abrite l'exposition très intéressante de Sophie Bacquié, une artiste presque ariégeoise tant elle a sillonné le département, et en particulier le Couserans et qu'elle a adoré.
Avec comme intitulé «Nos Bordures», cette exposition constituée d'un mélange d'estampes inédites réalisées en 2018, d'élégants dessins au graphite et d'huiles ayant le Couserans comme sujet, se situe entre représentation des lisières et silhouettes architecturales familières.
«Lorsqu'on s'extasie devant un beau paysage, nous ne contemplons pas une extériorité comme nous le croyons mais nos propres fabriques intellectuelles, dit Sophie Bacquié. Dans mes peintures, les motifs urbains et naturels influent sur mes compositions, les lignes d'horizons, câbles électriques, troncs, branches traînées de condensation des avions dessinent et inventent des fragments et structurent la représentation.» Dans les images, il n'y a pas d'humains mais on sait qu'ils sont là ou passés par là. Cette exposition est une suite à la programmation de la Rue des Arts autour des thématiques actuelles qui font référence au rapport à l'espace et à l'habitat. C'est d'ailleurs par ce biais que lors du vernissage, le président de l'association, Bernard Roy, présentait l'exposition : «L'exposition de Sophie Bacquié «Nos bordures» que nous inaugurons aujourd'hui est la première de cette année consacrée au thème de l'«Habiter» qui sera par la suite décliné durant le festival d'été et l'exposition d'automne. Ce thème est pour nous l'occasion d'interroger comment l'homme s'approprie ses lieux de vie, comment il les transforme et quels rapports il entretient avec son environnement immédiat.»
A noter la présence pendant l'inauguration d'Audrey Arnaudeau, chargée de mission art contemporain chez la Région Occitanie, Lydia Blandinières, conseillère départementale et Jean Luc Couret, maire de la commune.
 
Le visiteur pourra aussi voir un court film documentaire de Gilles Thomas qui montre l'artiste en plein travail de création, du premier geste à l'achèvement, révélant peu à peu ses secrets de fabrication, ses méthodes et son savoir-faire.
Exposition jusqu'au 10 juin, tous les jours de 14 heures à 18 heures. Contact : 05 67 44 18 01.
La Dépêche du Midi