mercredi 8 août 2018

Article La Dépêche du 08.08.2018


L'art expliqué par Cécile, Camille, Claire et Nicolas

Culture - Histoire

Claire, Camille, Nicolas et Cécile à l'intérieur de l'œuvre d'Alexis Judic «Reach for the dead»./ Photo DDM, Michel Buc.
Claire, Camille, Nicolas et Cécile à l'intérieur de l'œuvre d'Alexis Judic «Reach for the dead»./ Photo DDM, Michel Buc.
Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils sont dynamiques et surtout ils s'intéressent à l'art contemporain et cherchent à savoir ce qui se cache derrière les œuvres. Et puis ils aiment faire partager leurs connaissances et expliquer au public le pourquoi du comment. C'est ainsi qu'entouré de trois jeunes filles l'administrateur culturel de Rue des arts, Nicolas Lorieux, passe l'été au Carla. Les trois jeunes filles, deux en service civique et une en stage d'été, ont chacune un parcours, une approche du monde de l'art et des projets différents.
Cécile, 23 ans, en service civique depuis le 2 mai, vient de Paris après des études en travaux paysagers. Si la filière semble loin de l'expression artistique pure, son intérêt pour le dessin et la photo l'a poussée à répondre à cette offre de Rue des arts. «Je suis sensible à l'art en général et je me suis dit que c'était un bon moyen pour s'immerger dans ce milieu, d'autant que j'ai de la famille en Ariège, c'est plus facile.»
Camille, 23 ans aussi, pour le même contrat, est arrivée en juin. Elle a fait des études en design et graphisme à Toulouse et Bordeaux. C'est par le biais d'une de ses professeurs et adhérente à l'association carlanaise, Fabienne Roux, qu'elle est entrée en relation avec Rue des arts. «Pour moi, c'est un complément de mon statut d'artiste indépendante en même temps qu'une expérience que j'espère enrichissante.» Si la première ira jusqu'au terme de ses douze mois, Camille s'arrêtera en chemin pour développer son activité de graphisme.
La troisième, Claire, 21 ans, a postulé pour un stage pendant la période du festival d'arts plastiques. Suivant des études de droit, une petite escapade dans l'univers plus tortueux des artistes lui a semblé judicieux : «Je porte un intérêt particulier sur l'art, les différentes techniques et je me tiens à jour de ce qui se fait.»
Cécile et Camille font 25 heures par semaine, Claire 20 heures et toutes les trois accueillent le public dans les trois galeries que gère Rue des arts. Elles guident, expliquent et répondent aux questions sur ce qui est présenté. Nicolas chapeaute un peu tout ça et Philippe de Watteville, artiste du Carla très impliqué dans l'association, veille au grain.
La Dépêche du Midi

vendredi 13 juillet 2018

Article La Dépêche du 13.07.2018


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Le festival artistique du Carla expose une trentaine d'artistes

Expos

Bernard Roy, président de Rue des arts; le maire Jean-Luc Couret et les élus lors du  vernissage./ Photo DDM.
Bernard Roy, président de Rue des arts; le maire Jean-Luc Couret et les élus lors du vernissage./ Photo DDM.

Le 24e festival d'arts plastiques du Carla-Bayle s'installe tout l'été dans trois lieux dédiés à trois artistes contemporains, Yan Bernard, Nicolas Daubanes et Alexis Judic, autour du thème «Habiter le bâti». Après «La nature à l'ouvrage», thème de l'an dernier, cette année l'association Rue des arts a souhaité prolonger cette interrogation sur «l'habiter» en la recentrant sur le bâti. Accueillant le public par un discours de bienvenu, Bernard Roy, président de l'association, remerciait de leur présence les élus, dont Jean-Luc Couret, maire du Carla-Bayle ; Raymond Berdou, conseiller départemental, et Michel Larive, député, qui apportent un soutien indéfectible depuis de nombreuses années : «Leur soutien nous permet de poursuivre notre mission de diffusion de l'art contemporain en milieu rural en maintenant une programmation exigeante.» Une représentation de l'art contemporain qui généralement ne dépasse pas les remparts des grandes villes et qui interroge sur notre manière de vivre et, ici, pour l'occasion notre manière d'habiter sur la Terre avec nos travers et incohérences. Au Carré d'art, Alexis Judic avec ses peintures murales et Carlota interroge la ville pavillonnaire et standardisée. La pièce centrale «Reach for the dead» est une sculpture qui donne à voir le squelette d'une structure. À la bibliothèque du musée, Yan Bernard utilise les images de façades «street view de Google Earth» pour produire des images synthétiques et recyclées qui ont pour but de questionner où est le réel, où est le virtuel. Nicolas Daubanes, à la galerie du Philosophe, s'est penché sur les multiples modes de résistance à l'univers carcéral ou d'évasion. Il met ainsi en scène plusieurs représentations dont des frottages au graphite des murs d'une prison et en céramique dentaire fragmenté d'une clef d'une des portes du quartier femmes des Baumettes.
Une brochure éditée en français et traduite en anglais (c'est nouveau) fait toute la lumière sur ce thème et répertorie la vingtaine d'ateliers galeries d'artistes peintres, sculpteurs, céramistes, photographes nichés dans la cité des arts.
La Dépêche du Midi

jeudi 5 juillet 2018

La Dépêche du 04/07/2018


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Le festival d'art contemporain s'intéresse à l'habitat en 2018

Fêtes et festivals

Du 07/07/2018 au 02/09/2018
L'artiste Nicolas Daubanes devant une de ses œuvres et Nicolas Lorieux, administrateur culturel. / DDM, M. B.
L'artiste Nicolas Daubanes devant une de ses œuvres et Nicolas Lorieux, administrateur culturel. / DDM, M. B.

Après avoir placé le festival 2017 sous le thème de la nature à l'ouvrage, cette année, pour la 24e édition du festival d'art plastique, l'association Rue des arts s'intéresse au bâti, aux maisons, aux habitations. Une suite logique qui a pour but d'éclairer le public sur l'intégration de l'habitat dans le paysage et tout ce que cela génère comme modification de l'espace naturel. Bernard Roy, président de l'association Rue des arts, explique la démarche : «Nous avons souhaité adresser le thème de «l'habiter» en questionnant les multiples faces de l'espace social, celui de l'espace urbain et rural qui nous entoure mais également celui des créations éphémères des utopies.» Volontairement, l'association a mis de côté les réalisations des grands architectes pour s'intéresser principalement à l'architecture de «tous les jours».
Ainsi sur ce thème, trois artistes exposent leurs travaux : Yan Bernard, Nicolas Daubanes et Alexis Judic, qui élaborent un constat critique et parfois désabusé. Alexis Judic analyse le parcours catastrophique de la ville pavillonnaire et son habitation individualisée dont l'entropie menace l'habitabilité du monde à laquelle il oppose les formes architecturales utopiques et communautaires. Reproduisant des processus de croissance analogues à celui des cristaux, Yan Bernard produit à l'infini des formes dont la multiplication brouille la signification originelle. Par là il interroge le rapport entre virtuel-réel et l'idée d'architecture, l'ambiguïté d'un objet-sculpture-maquette. Nicolas Daubanes concentre son champ d'action sur les espaces sociaux clos comme les prisons, les écoles ou les hôpitaux. Il interroge les multiples modes de résistance au contrôle social dont ces architectures spécifiques sont à la fois le symbole et la mise en œuvre pratique.
Le festival est aussi le coup d'envoi de la saison pour les nombreuses galeries d'art disséminées dans le village qui ouvrent ce jour-là.

Du 7 juillet au 2 septembre. Contact : galerie du Philosophe, tél. 05 67 44 18 01.
Vernissage samedi, à 18 heures, place de l'Europe, précédé par l'inauguration à 17 h 15 d'«Inside out», portraits de Carlanais collés sur le rempart sud.
La Dépêche du Midi

Article La Dépêche du 28.06.2018

Précision : Yan Bernard aura son travail exposé dans la bibliothèque et non dans le temple !



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Festival d’été de Carla-Bayle

Le Carla-Bayle organise son festival d'été.
Le Carla-Bayle organise son festival d'été.
Cette ancienne citadelle, fortifiée au XIVe siècle par Gaston Fébus, qui héberge dans ses ruelles anciennes et maisons de caractère de nombreuses galeries d’art, organise, du 8 juillet au 3 septembre, son Festival d’été sur la thématique de l’« habiter ». Introduite par l’exposition de printemps, cette thématique est développée durant l’été avec trois artistes, Yan Bernard, Nicolas Daubanes et Alexis Judic.
Yan Bernard présentera la création d’un ex-voto de papier qui sera suspendu dans le temple protestant du village. Il exposera également ses architectures dans le carré d’art. Nicolas Daubanes travaille sur le rapport des résidents à leurs lieux d’hébergements forcés. Les prisons, les hôpitaux sont ses premiers centres d’intérêt et sujets de questionnement. Il exposera à la Galerie du Philosophe une œuvre autour du thème de la sirène d’alarme. Quant à Alexis Judic, son travail ne cesse de s’inscrire dans un lieu intermédiaire entre les arts plastiques et l’architecture.
http://contactruedesarts.wix.com
ladepeche.fr

La Dépèche du 05/07/2018



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Au Carla-Bayle, une exposition sur les remparts dans le style de l'artiste JR



En début de semaine, les bénévoles se chargent de coller les photographies sur les remparts./Photo DDM, M.B.
En début de semaine, les bénévoles se chargent de coller les photographies sur les remparts./Photo DDM, M.B.

Samedi 7 juillet, le village inaugurera sur les remparts sud une exposition de photographies d’habitants, qui s’inscrit dans le cadre du projet Inside Out, initié par l’artiste JR.
Le travail est physique : dès le matin, une dizaine d’habitants du village du Carla-Bayle, tous bénévoles, collent 220 portraits d’habitants en noir et blanc sur les remparts sud. L’un se tient en bas, pour assurer que le bas soit bien fixé, pendant que les autres restent en hauteur pour placer la colle et faire adhérer les images à la brosse.
Pendant l’installation, les badauds s’arrêtent pour commenter le travail de leurs voisins et essayer de reconnaître des visages familiers. Colle à tapisserie, coups de brosses pour faire adhérer le papier recyclable au mur de pierre, échelles et nacelles, la tâche est ardue mais le résultat gratifiant. Des portraits captivants de personnes de tout âge se succèdent, parfois tendres, drôles ou sérieux. Cette exposition peu banale sera inaugurée samedi, et visiteurs et curieux pourront découvrir l' impressionnante tapisserie murale représentant leurs voisins.

Dans le cadre du projet Inside Out de "JR"

L'initiative s’inscrit dans le cadre du projet Inside Out, initié par l’artiste JR, connu pour ses portraits grandeur nature. En 2011, il décide de lancer un projet d’art participatif et global, intitulé Inside Out. Il propose à chacun, en s’inspirant de ses propres œuvres grand format, de coller leurs portraits dans les rues pour véhiculer un message particulier. Plus de 260 000 personnes à travers le monde se sont lancées dans cette aventure artistique inédite… tout comme les Carlanais.
Conquis par l’idée, certains habitants ont décidé en septembre dernier de participer. Avec une idée bien précise en tête : " Le Carla est la ville natale du philosophe Pierre Bayle, qui prônait la tolérance, les habitants du Carla ont voulu célébrer ça tous ensemble ", explique Philippe de Watteville, artiste peintre qui participe à l’installation des portraits.

Célébrer la tolérance

Un message particulièrement résonnant pour cette commune, repaire d’artistes ouverts aux autres, où près de 10 % de la population sont en Cada (centre d’accueil de demandeurs d’asile). Il a fallu cependant entamer de nombreuses discussions auprès des habitants pour jauger le projet, et les convaincre.
Une dizaine de photographes bénévoles, amateurs ou professionnels, ont proposé leurs services et tiré le portrait des 220 habitants qui se sont prêtés au jeu dans un studio récurrent dans une épicerie et dans des studios mobiles. Le résultat a été imprimé à New York et financé par JR. Cette mosaïque de photographies en papier recyclable restera sur les murs jusqu’à ce la nature et le temps aient fait eux aussi leur œuvre.
MANON BRICARD

lundi 2 juillet 2018

La Dépêche du 30.06.2018

https://www.ladepeche.fr/article/2018/06/30/2827860-le-projet-inside-out-de-jr-habillera-les-remparts.html

Tout sur le projet ici : https://carlabayleinsideout.tumblr.com/

Le projet Inside Out de JR habillera les remparts

À la réception des 220 posters représentant les Carlanais./  Photo M. B.
À la réception des 220 posters représentant les Carlanais./ Photo M. B.

Sur 250 m de remparts côté sud, 220 portraits de Carlanais seront collés la semaine prochaine et inaugurés le 7 juillet. Cet événement, appelé Inside Out, initié par l'artiste français et photographe JR, doit célébrer la tolérance et la différence à travers le monde en exposant le portrait photographique d'habitants dans sa mixité ethnique. Bien sûr, Le Carla-Bayle, ouvert aux peuples depuis des siècles notamment par le biais de son philosophe, mais pas que, s'est mis sur les rangs pour participer à cette immense exposition. Une dizaine de photographes amateurs ou professionnels se sont donc mis à la disposition des «gueules carlanaises» pour leur tirer le portrait en noir et blanc. Ils ont installé durant avril et jusqu'à début mai un studio dans la commune ou ils se sont déplacés dans les hameaux, entreprises, au CADA (centre d'accueil pour demandeurs d'asile), dans les différentes associations sportives et culturelles. Ainsi plus de deux cents prises de vues ont été réalisées et envoyées à l'organisation à New York, qui s'est chargée de les tirer sur papier en format 90 x 135 cm. Quelques semaines après, le message d'outre-Atlantique parvenait aux coordinateurs carlanais : «Your posters have been shipped. I repeat : your posters have been shipped» ! (vos posters ont été expédiés). Les bénévoles devront donc coller les posters entre le 2 et le 7 juillet avec de la colle à tapisserie le long du rempart sud, depuis le haut. Ce qui, ils le savent, ne sera pas très facile. Les tirages disparaîtront ensuite au fil du temps et des caprices de la météo. Le coût des impressions et de l'expédition est totalement pris en charge par l'organisation JR. En contrepartie, le collectif devra réaliser un film et le poster sur le site Internet Inside Out Project et visible du monde entier.
JR, né à Paris, en 1983, a lancé ce projet d'art participatif et global, avec comme objectif de «changer le monde». Chaque action de groupe Inside Out autour du monde est documentée, archivée et publiée sur Internet. Plus de 260 000 personnes ont déjà pris part au projet, dans 129 pays de l'Équateur jusqu'au Népal, du Mexique en Palestine, inspiré par de nombreux thèmes, l'espoir, la diversité, les violences sociales, le changement climatique…
La Dépêche du Midi

jeudi 28 juin 2018

Les brochures sont arrivées !







Nous sommes fiers de vous présenter la nouvelle brochure 2018, diffusée toute l'année. Elle regroupe un calendrier annuel des expositions, un plan d'orientation du village, la présentation des artistes du Carla-Bayle et des lieux à ne surtout pas rater.

N'hésiter pas à vous procurez des exemplaires afin de les diffuser à votre entourage, vos contacts, où lieux culturels.
Cette année, nous avons décidé de traduire la brochure en anglais, afin de pouvoir toucher un plus large public, nous remercions donc chaleureusement Jeff Mason pour son aide précieuse.

Nous remercions également tous les artistes du village, et nos annonceurs*, pour leur participation.
L'image de couverture est extraite de la série Philae Descente - sérigraphie sur Dibon-2016, de Guillaume B.Gilles

*L'Oustal del Carlat au Carla-Bayle, le Musée de l'Affabuloscope au Mas d'Azil, le Marie Cuba Café à Artigat, et la Ferme des Terres de Solan au Carla-Bayle.



We are proud to show off the new 2018 brochure, available anytime. It gather an annual exibition planning, a map of the town, presentation  of Carla-Bayle artists and other incredible places.

Don't wait to to get some copies and diffuse it around you, give it to your contact or cultural establishment.
This year, we decided to translate our brochure in english, in order to reach a wide audience, so We want to give a special thank to Jeff Mason for his support and precious help.

We thank all Carla Bayle artists too and our advertisers* for their helpful participation.
The cover illustration came from Philae Descente series - silkscreen on Dibon-2016 by
Guillaume B.Gilles

*L'Oustal Del Carlat, Carla Bayle - l'Affabuloscope Museum, Maz d'Azil - Marie Cuba Café, Artigat -  Ferme des Terres de Solan, Carla Bayle