dimanche 29 avril 2012

Marie Carnévalé expose au Carla-Bayle!



La Galerie du Philosophe et l'association Rue des Arts s'apprêtent à accueillir la première exposition de l'année sur le thème de « Contre-sens », contre-sens entendu comme ce qui va contre le sens courant, contre nos habitudes, contre-sens entendu comme ce qui doit permettre de voir le réel de façon neuve. Et c'est à Marie Carnévalé, peintre et dessinatrice, qu'échoit la tâche de donner le nouveau ton d'un festival d'arts plastiques bien connu de tous (et dont la 18e édition aura lieu cet été), qui réserve encore quelques très belles surprises...


L'œuvre de Marie Carnévalé concilie un grand savoir-faire technique, beaucoup de gravité, et un humour inhabituel dans un tel contexte... Que ce soit avec la « Mécanique du riz », où des grains de riz, dessinés (!) et multipliés à foison dévoilent un univers absurde et pourtant superbe, donnent une image d'un monde contemporain en prise avec les chiffres jusqu'au vertige d'un infini métaphysique... Que ce soit avec ses « Allégories de la vanité » - thématique classique, sortie tout droit de la peinture du XVIIe siècle, du crâne symbolisant futilité et vanité – dans lesquelles les couleurs vives et les détails (quelques beaux paillons par exemple) tranchent avec la gravité du sujet et constituent un joyeux carpe diem qui n'a rien de sinistre, bien au contraire.... Ou que ce soit enfin avec ses « Portraits », sortes de masques expressionnistes qui visent tous à immortaliser les traits du visage saisis dans un instant fugace... On le devine déjà, une exposition qui ne devrait pas laisser indifférent, et dont on repartira aussi enthousiaste!


Voici pour finir quelques mots de l'artiste à propos de son œuvre:
« Je peins des crânes : « Mémento mori » de l’iconographie des Vanités et source inépuisable d’inspiration,
avec la volonté de saisir l’insaisissable et de faire la liaison entre les Vanités classiques et contemporaines. 
Mon travail porte sur l’humain et mon pinceau a trouvé aisément l’os sous la chair.
Mais je traite ce thème de façon ludique sans solennité, sans accent macabre.
Le crâne devient motif, intensifié par la peinture avec ses propres couleurs, accentué par une symbolique différente à chaque fois.
Les fonds rythment l’écoulement du temps.
Je tente ainsi de donner les couleurs de la vie à l’irreprésentable.
Dans la série des « Grains de riz »
Il n’y a plus rien ou presque,
Il n’y a plus de visage ni de corps,
Il n’y a plus de chair et même plus d’os,
Il n’y a presque plus rien,
Reste le décompte. »


Exposition du samedi 5 mai au dimanche 3 juin 2012 (ouvert le jeudi et le vendredi de 9h00 à 18h00, et les samedi, dimanche et jours fériés de 14h00 à 18h00).
Vernissage le samedi 12 mai à 18h00.


Actualités début mars 2012

Quelques nouvelles de artistes adhérents à la Rue des Arts.

• Nadine Debay expose à la Galerie G.M" 12, rue jean Jaurès, VEYNES (05), du 24 avril au 19 mai 2012 et au Grand marche d'Art contemporain à la Bastille (Paris) du 26 avril au 1er mai 2012 (télécharger l'invitation sur : www.joel-garcia-organisation.fr)

• Manuel Martnez expose aux Rencontres d'arts au Musée Ingres à Montauban :
« Créateurs contemporains en Midi-Pyrénées »
Vernissage le vendredi 27 avril à 18h30
Troisième volet d’une exposition où l’éclectisme d’une production plastique
affirme la vitalité de la création artistique en Midi-Pyrénées.
Avec :
Manuel Martinez , Marie Claude Cavagnac, Anne Pourny, Roy Takahashi,Marie France Jean, Roselyne Duchon, 100Taur ( Nicolas Giraud) , Guiboyer. Michel Campistron, Juan Frutos. André Nouyrit , Philippe Audigeos, Bernard Scaramela, Georges Bru, Jean Luc Favéro, Alain Ballereau, Christian André Acquier, Jacques Hue.

• Rappelons enfin l'exposition exceptionnelle consacrée à Roman OPALKA à La Fabrique (Toulouse, Université du Mirail):
Roman Opalka. OPALKA 1965/1-∞. Exposition au Ciam La Fabrique du 26 avril au 15 juin 2012 du lundi au vendredi de 10h à 18h.

vendredi 20 avril 2012

Lui BUFFO à la HALLE SAINT-PIERRE !





Nous profitons de cet espace pour annoncer que 80 sculptures du musée d'art brut "Les Amoureux d'Angélique" (Le Carla-Bayle) sont actuellement exposées à la Halle Saint-Pierre (Paris), dans le cadre de l'exposition "Banditi dell'arte", exposition consacrée aux excentriques de l'art, comme on pourrait les appeler.

"BANDITI DELL’ARTE , dans toute sa force poétique, est la première exposition majeure consacrée à la création hors norme italienne. Elle ouvre une porte sur l’univers particulier d’individus ayant créé en dehors de tout système artistique officiel ou d’instances culturelles reconnues.

Bien que le milieu de l’art soit maintenant familiarisé avec l’art brut, ce concept reste encore relativement étranger au public italien même si des artistes comme Giovanni Podestà et Carlo Zinelli jouissent d’une réputation internationale. Pendant plus d’un siècle, malgré les efforts et le soutien de quelques critiques d’art, en Italie la création “marginale” reste aujourd’hui souvent oubliée l par la culture officiell

L’exposition BANDITI DELL’ARTE à la Halle Saint Pierre est un pas de plus vers une reconnaissance institutionnelle et critique des pratiques artistiques jusqu’ici pensées comme marginales, l’occasion de découvrir ces formes d’art oubliées par les institutions." 

(Site de la Halle Saint-Pierre, à visiter d'urgence) 


Lui (Luigi) BUFFO - Biographie

De sa naissance en 1919 à Mareno di Pave dans la province de Trévise en Vénétie, à 1941 année de son mariage avec Carmela Sinigaglia à Lagardelle-sur-Lèze, village de la grande banlieue de Toulouse, où il réside jusqu’à son décès en 1997, le parcours de Luigi Buffo relève du mystère.

Révélé par la télévision, début 1989, dans Les excentriques de l’Assiette Anglaise, son environnement composé de plus de quatre cents sculptures en bois et en ciment, aujourd’hui considéré comme un cite majeur, n’a alors suscité que peu de curiosité. Le court article d’un magazine féminin et le témoignage de Jean-François Maurice sur sa visite en mars 1989, peu avant que Buffo ne tombe malade, apportent quelques renseignements.

Ouvrier agricole dès l’âge de sept ans, analphabète, Luigi Buffo, agriculteur puis maçon, commence son œuvre au début des années 1980, après son départ à la retraite. Il sculpte d’abord le bois : bustes, sculptures totémiques au culte de la famille et au travail de la terre, parfois rehaussées de couleurs aux yeux et à la bouche. A l’origine placées dans le jardin qui entoure la maison qu’il s’est construite, il accumule ensuite ces sculptures dans un appentis à cause des intempéries. 

Les sculptures en ciment, quelquefois recouvertes de galets, sont réparties dans le jardin et sur le faîte des murs qui l’entoure. Buffo y transpose ce qui a marqué sa vie : son cheval de labour, scènes du labeur paysan et de la vie familiale, Pietà avec Vierge et Crucifixion sous laquelle est inscrit avec de petites pierres « ami soi respectueux la vie » (sic). Plus étonnant, des animaux exotiques : chameaux, éléphants… Sur un autre angle du mur donnant sur la rue, également surmonté d’un groupe de sculptures, on peut lire «  ami sois respectlieux de la vie » (re-sic) et au-dessous « musée de Buffo 1988 ».

En bois ou en ciment, certaines sculptures sont signées Lui, Luigi ou Buffo et datées.

Vers 2003-2004, pour une opération immobilière, la quasi-totalité des sculptures surplombant les murs et du jardin est détruite. En 2005, le musée Les amoureux d’Angélique procède au sauvetage d’une centaine de sculptures en bois.  Ne subsistent alors que quelques bas-reliefs inclus dans le mur d’enceinte et une sculpture représentant un garçon lâchant un oiseau vers le ciel.