lundi 30 septembre 2013

Cégébé expose ses "Portraits de poils" du 5 octobre au 24 novembre

La Galerie du Philosophe accueillera la jeune artiste Cégébé, pour exposer ses "Portraits de poils", du 5 octobre / 24 novembre 2013.

L'exposition sera ouverte au public le jeudi et vendredi de 9h à 18h et le samedi et dimanche de 15h à 18h.

Vernissage le 5 octobre à 18h, suivi d'un concert / danse / performance à 19h30, avec Laurent Avizou et Christine Couz (participation libre, mais nécessaire pour soutenir les artistes).

"Cézanne disait du dessin – ce contour que Léonard de Vinci avait déjà aboli avec le sfumato – qu’il n’existe pas à l’état naturel dans l’objet. Et si au contraire on imaginait qu'il soit presque réel, ce trait fin du dessin, et qu'il tisse les trois dimensions de l'espace, pousse et prolonge les volumes ? Justement, c'est dans les poils et les cheveux que la jeune artiste toulousaine Cégébé débusque le dessin à l'état naturel : le réel, elle ne le représente même qu'à travers eux, bannit tous les traits du visage, le moindre élément de chair traditionnellement utilisé dans les portraits... Mais ce qui frappe le plus le spectateur, c'est autre chose : réduits à leur seul système pileux, les modèles conservent pourtant une apparence extrêmement réaliste – le travail de l'œil, ça n'est pas de reconstituer les manques, mais de les repérer tant ils se remarquent peu.

Bien sûr, loin des modèles aseptisés et sans identité sociale mis en valeur dans la société contemporaine, ceux qui ont posé pour Cégébé sont résolument atypiques, qu’ils soient tatoués, portent des dreadlocks ou mêmes rasés ; ils posent directement la question de la représentation sociale et de la liberté individuelle. Et qui des modèles ou de la dessinatrice montre le mieux que poils et cheveux sont la première façon de se singulariser, d’affirmer sa place et sa liberté dans la société? Loin de banales anecdotes ou d'effets de mode, ces portraits appellent à une réflexion sur les apparences, et plus profondément encore à une méditation sur l’effacement, la disparition, mais aussi la trace qui subsiste…"

Le Duo :


Après leur travail au sein de la Compagnie « 3 pieds 2 dans » christine Couzi et Laurent Avizou choisissent de creuser de façon plus intime la corrélation Danse/Musique en duo.


De la matière primale à la poésie sensible, guitare électrique et chorégraphie spontanée laissent s'exprimer la palette des sentiments humains.


Corps physique et corps sonore entre en résonance dans un mouvement organique : une composition instantanée , expression d'un discours sensitif commun, propre au lieu et au moment de la performance.