mardi 19 juillet 2016

La Dépêche : La 22e édition du festival d'arts plastiques est lancée

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Jean-Pierre Pourtier avec Jean-Luc Couret pendant le vernissage./Photo DDM.
Jean-Pierre Pourtier avec Jean-Luc Couret pendant le vernissage./Photo DDM.

Impossible de lancer ce 22e festival d'arts plastiques sans évoquer la mémoire de Frédo, artiste peintre et membre de la Rue des Arts depuis de nombreuses années. Parti le 31 mai dernier, son absence pèse lourd chez les artistes et tous les adhérents de la Rue des Arts et en particulier pour Jean-Pierre Pourtier, le président.
Frédérick Liénard a participé à l'organisation de cette 22e édition, accompagné comme à chaque saison de bénévoles qui se succèdent et relèvent la spécificité artistique du Carla-Bayle. Une spécificité qui tend à s'étendre puisqu'un nouvel espace (aménagé jusqu'à la dernière minute) est dédié pour l'été au festival. L'espace culturel des Coucarils, c'est une maison laissée à l'abandon puis restaurée, constituée de vieilles poutres apparentes et de colombages. Un volume imposant pour mettre en lumière le non moins imposant Pierre Bayle et ses portraits littéraires - un travail effectué par Lucas Fouchard actuellement en service civique - face aux œuvres de Matthieu Fappani.
Tandis que la galerie du Philosophe accueille Michel Cure, le Carré d'art expose les très grands portraits photographiques en noir et blanc de Francisco Artigas. Jean-Pierre Pourtier explique le choix du portrait cette année : «Simplement pour permettre à chacun de voir comment ce sujet a priori rebattu peut être investi par l'artiste… Comment ce thème, mine de rien, engage l'artiste sur des propos où s'ouvre dans sa démarche un angle autre que la simple représentation visuelle du visage, autre que ce que nous voyons, mais aussi comment chacun des artistes investit son propre regard pour articuler sa démarche sur sa façon de voir l'autre.»
Remerciant pour finir les partenaires et soutiens indéfectibles, le président allait de son ressenti : «La voie de notre association au Carla, n'est pas de bouleverser le monde, la voie n'est pas de faire la révolution, mais d'inscrire notre orientation, sur un terrain où l'on s'interroge, d'être dans le sillage d'une ouverture comme a su le faire le philosophe Pierre Bayle.»
La Dépêche du Midi