vendredi 10 mai 2019

La Dépêche du 10.05.219

Cinq des six artistes qui exposent au centre culturel du Carla-Bayle./ Photo DDM.
Cinq des six artistes qui exposent au centre culturel du Carla-Bayle./ Photo DDM.

Estampes et peintures habillent les Coucarils

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L'espace culturel du Carla-Bayle, les Coucarils, accueille pendant le mois de mai une exposition collective de six artistes présentant des peintures et des estampes. Ainsi, à l'initiative de l'un d'entre eux, Paul Le Rabo, peintre, de Montauban, Isabelle Barruol, Valentina Chambrin, Claudette Ferrié, Brigitte Giorgiadis et Bernadette Lemouzy l'entourent avec leurs estampes. Des artistes professionnels aux techniques différentes, chacun avec son identité visuelle propre, mais un ensemble plutôt harmonisé.
Paul Le Rabo confronte l'ombre et la lumière avec ses racines asiatiques : «Mon travail relève d'une réflexion sur l'aspect lyrique, informel et matiériste de la peinture, en liaison avec les permanences et les ruptures qui s'opèrent dans la culture».
Isabelle Barruol, plasticienne, diplômée de l'école d'architecture de Montpellier, expérimente diverses pratiques, notamment les monotypes et, à la manière des photogrammes, des traces empreintes de lumière qui peuvent se refléter dans un autre cadre.
Claudette Ferrié a développé, après ses études aux Beaux-Arts de Toulouse, sa création artistique dans le domaine de la gravure. «Je travaille sur cuivre et zinc et utilise les techniques de l'eau-forte au trait et l'aquatinte sur des thématiques autour du paysage et l'enfance.»
Bernadette Lemouzy, plasticienne aussi, entre abstrait et figuratif, immatériel et concret, tranquillité et inquiétude, prélève des bouts de nature, essentiellement des végétaux, dont elle exploite en série les traces, les lignes, les rythmes et la matière.
Valentina Chambrin travaille, quant à elle, sur le thème des corps vus d'en haut, qu'elle appréhende comme une entité en soi et envisagée comme une planète comportant ses propres ressources et failles. Et des images qui contiennent du désir.
Enfin, Brigitte Giorgiadis se penche sur les monotypes autour du thème de l'eau et de son environnement et produit des gravures autour des arbres et des cabanes.
L'ensemble, dans ce lieu aux murs séculaires, donne au visiteur les moyens de s'échapper un peu. Ces œuvres sont à découvrir jusqu'au 31 mai, tous les jours, sauf le jeudi, de 14 heures à 18 heures. Ouverture exceptionnelle le jeudi de l'Ascension.